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Blog des écoles

samedi 22 mars 2008

Interview de Bram Sercu, jeune scientifique belge

Une fois n’est pas coutume, nous avons interviewé un jeune scientifique belge, Bram Sercu, travaillant a l’Université de Californie, Santa Barbara, où il fait un Post-doctorat. Il travaille plus particulièrement sur la qualité de l’eau et touche donc à la protection de l’environnement. Nous avons profité de notre passage pour lui poser quelques questions...

1) Bram, peux-tu nous expliquer en quoi consistent tes recherches ?

''Je fais essentiellement des recherches sur la qualité des eaux des baignades, ici dans la région de Santa Barbara (ndlr : au nord de Los Angeles). Beaucoup de gens vivent ici, près de l’océan,...Cette forte présence humaine est une source importante de pollution de l’eau. Je fais des recherches sur la présence ou non de bactéries dans l’eau et, sur base de ces résultats, j’essaie de déterminer si l’eau peut être dangereuse pour les hommes et femmes en contact avec cette eau (par exemple en y nageant). ''

Les questions que nous nous posons sont par exemple :

- Y-a-t-il dans l’eau des organismes pathogènes (c'est-a-dire qui provoquent des maladies)? - Pouvons-nous mettre sur pieds de meilleures méthodes pour mesurer la présence dans l’eau des ces micro-organismes pathogènes? - D’où viennent ces micro-organismes? - Quel est l’effet de la pluie sur la qualité de l’eau?

2) Elles touchent donc directement la protection de l’environnement...

Oui, le but final de toutes ces recherches est la protection de l’environnement. ET de faire en sorte aussi que la qualité de l’eau soit meilleure. Ici, à l’Université, nous travaillons en collaboration avec la Ville de Santa Barbara. Sur base de nos résultats, les autorités de la Ville prennent des décisions pour améliorer la qualité de l’eau. Chose très importante à leurs yeux étant donné que la région est très touristique. Des touristes qui adorent nager et surfer dans l’Océan...

3) Pourquoi avoir choisi de faire ces recherches spécialement en Californie?

Je voulais faire des recherches à l’étranger tout d’abord pour avoir une expérience dans une autre Université, de préférence située dans un autre pays que la Belgique, que celle ou j’ai fait mes études. En matières de recherches scientifiques, c’est quelque chose de très positif à mes yeux. Pour moi, la possibilité de travailler a l’Université de Santa Barbara était une opportunité a ne pas rater. Parce que je pouvais y mener mes recherches sur l’environnement, sur la qualité des eaux. L’Université est très connue pour ses nombreuses et bonnes recherches. Petit plus indéniable, tout a fait personnel : la région est proche de l’Océan Pacifique et le climat y est très agréable, presque toute l’année. Une combinaison parfaite donc!

4) Les Americains sont-ils sensibles à la protection de la nature ou pas du tout?

''Tout d’abord, il est très difficile de généraliser pour l’ensemble des Americains. La situation et la population diffèrent très fort d’un Etat à un autre. Et je ne connais qu’un peu la situation ici en Californie. Ce qu’on peut quand même dire, c’est que les contrastes sont importants en Californie. D’un coté, les gens ont tendance à consommer trop de ressources naturelles, bien plus que réellement nécessaire. Quelques exemples : - Les voitures. Les gens ici aiment les grosses voitures. Des grosses voitures avec des grosses cylindrées qui consomment donc beaucoup de carburant. Faire du vélo ou prendre les transports publics est ici très peu populaire! - Dans les supermarchés, on vous donne toujours a la caisse trop de sacs en plastique. Plus que nécessaire ici aussi. Le recyclage (du papier, du plastique, des déchets ménagers,...) n’est pas aussi répandu qu’en Belgique. Bien qu’il semble que les choses commencent a bouger. - La climatisation est très populaire ici alors que dans cette ville, à Santa Barbara, ce ne soit pas vraiment necessaire. Souvent la climatisation va trop fort, il fait très frais à l’intérieur des habitations et les gens portent alors un pull...alors qu’il fait 25 degrés dehors!

Mais, d’autre part, de plus en plus de gens sont conscients que les choses doivent changer et agissent en fonction. Ils essaient de protéger l environnement en achetant "bio", en achetant des voitures plus économiques,... Les choses evoluent dans la bonne direction.''

5) La Californie est particulièrement sensible à la protection de l’environnement parait-il. Quel est ton avis à ce propos?

C’est vrai. La Californie est un des Etats les plus à la pointe en matières environnementales. Même si le Gouvernement fédéral ne veut pas aller dans le sens d’une meilleure protection de l’environnement, la Californie essaie de le faire à son niveau, dans les limites de sont Etat. Si cela fonctionne, les autres Etats appliquent souvent des lois similaires. De cette façon, la Californie donne le bon exemple...

jeudi 14 février 2008

Cote califonienne

Le 19 janvier, nous atterrissions à Los Angeles, en Californie. nous avons emprunté la route côtière jusqu'à San Francisco, où nous avons pu observer une partie de la faune de cette région. A mi-chemin entre les deux villes, nous avons notamment vu et photographié (voir "galerie de photos") une colonie d'éléphants de mer sur une plage. En cette saison, les femelles viennent de donner naissance (les premières ont lieu a la mi-décembre) à un petit. Très imposants, les mâles les plus importants peuvent peser jusqu'à deux tonnes et avoir jusqu'à 40 femelles. Un peu plus loin, nous avons observé des baleines, ou pluton l'air expiré sortant de leur eventt à la surface de l'eau et visible à plusieurs dizaines voire centaines de mètres. Il y en avait une vingtaine, voire une trentaine. Sensation extraordinaire ! Dans le monde, la chasse à la baleine est interdite depuis 1982. Malheureusement, certains pays comme le Japon et, plus près de chez nous la Norvège, continuent d'en tuer. après avoir parcouru d'autres kilomètres en vélo, nous sommes arrivés à San Francisco, superbe ville bordant l'océan Pacifique, touchée en novembre dernier par une marée noire provoquée par le naufrage d'un navire sud-coréen qui a laissé échappé plusieurs milliers de litres de pétrole dans l'eau. Selon certaines estimations, les rejets accidentels ou volontaires de pétrole dans les mers et océans de la planète représentent de 2 a 3 millions de tonnes par an. Enfin, nous avons visité "Muir Woods", un parc national destiné à protéger une forêt de séquoias à feuilles d'if. Cette variété de séquoia se caractérise par une circonférence moins grande que le séquoia géant mais une plus grande hauteur. Les premiers peuvent atteindre 379 pieds tandis que les plus grands séquoias géants atteignent une hauteur de 311 pieds. Par contre, les séquoias géants sont parfois beaucoup plus vieux (jusqu'à 3200 ans) que les autres (jusqu'à 2000 ans tout de même).

Questions :

1) Ou se situe la Californie ?
2) D'où vient le nom "éléphant de mer" ?
3) Citez plusieurs espèces de baleines.
4) A quelle espèce appartiennent les plus grande baleine ?
5) De quoi se nourrissent-elles ?
6) Pourquoi sont-elles chassées ? Faut-il interdire la chasse à la baleine ? Pourquoi ?
7) Qu'est-ce qui caractérise les séquoias ?
8) Comparez la taille des séquoias à celle d'arbres que l'on peut trouver en Belgique ? Voir aussi le billet sur la "déforestation"
9) Quelles sont les conséquences d'une marée noire ?
10) Qu'est-ce qu'un dégazage ?

jeudi 17 janvier 2008

La fonte des glaciers

Beaucoup de scientifiques observent les glaciers du monde entier pour obtenir des données sur le réchauffement climatique. Si les glaciers fondent et si la fonte des glaces s´accélère, cela signifie que les températures sont en hausse. Autrement dit, les glaciers sont des indicateurs de l´état du climat de notre planète.

Le Pérou est le pays où se situe environ 70 % des glaciers tropicaux du monde, du fait de la présense de la Cordillère des Andes. Mais la fonte des glaciers y est un phénomène très préoccupant. Les scientifiques observent d´ailleurs le même phénomène dans d´autres pays andins. Au total, le massif des Andes a perdu plus de un cinquième de sa surface glaciaire depuis 1970.

Au Pérou, la fonte des glaciers fait craindre un manque d´eau dans plusieurs régions. Pourquoi ? Parce que les glaciers alimentent en eau les rivières, dans lesquelles de multiples villes et villages puisent leurs ressources en eau pour les besoins de la population, pour l´agriculture, pour les barrages hydroélectriques aussi. Ce manque d´eau pourrait sérieusement menacer les deux tiers des 29 millions de Péruviens vivant sur la côte où le climat et souvent très sec.

Le phénomène de la fonte des glaces est mondial et est une conséquence directe et rapide du réchauffement climatique, dû aux activités humaines. Arequipa, deuxième ville du Pérou avec un million d´habitants (aussi grande que Bruxelles donc!) est directement concernée par ce phénomène préoccupant.

Questions :
1) Qu´est-ce qu´un glacier?
2) Situez la Cordillère des Andes. Quels sont les pays andins?
3) Citez d´autres régions du monde où les scientifiques constatent la fonte des glaciers?
4) A l´échelle mondiale, quelle serait la première conséquence de la fonte des glaces?
5) Que pouvons-nous faire pour lutter contre ce phénomène?
6) Qu´est-ce qu´un barrage hydroélectrique?

mercredi 2 janvier 2008

Machu Picchu

Le 29 décembre, nous avons visité le Machu Picchu (voir photos), ancienne cité Inca. Celle-ci est située au Pérou, entre la Cordillères des Andes et la forêt amazonienne, à 2430 mètres d´altitude. Ce site exceptionnel nous a entre autre marqués par sa communion avec la nature qui l´entoure. Une nature faite de montagnes abruptes et d´une végétation tropicale très abondante. Ce site se caractérise aussi par un état de conservation remarquable, alors que sa construction remonterait au 15ème siècle.

Les Incas ne connaissaient pas la roue, et pourtant ils ont été capables d'amener et d´ériger en ce lieu de gigantesques pierres taillées avec une précision remarquable à tel point qu´il est impossible de glisser une feuille de papier entre deux pierres de certains monuments, alors qu'ils n'utilisaient pas non plus de ciment. Depuis 1983, le Machu Picchu fait partie du "Patrimoine culturel de l´Humanité".

Questions :
- Que signifie "Machu Picchu" ?
- Où se situe-t-il précisément ?
- Par qui a-t-il été découvert et en quelle année ?
- Quel(s) étai(en)t la(les) fonction(s) du Machu Picchu ?
- Qui étaient les Incas ? Où vivaient-ils et à quelle époque ?

Bolivie

Lors de notre passage en Bolivie, pays le plus pauvre d´Amérique du sud, nous avons essentiellement roulé sur l´Altiplano. Sur cette plaine élevée, l´altitude oscille entre 3000 et 4000 mètres d´altitude, il y fait sec et les variations de températures sont assez importantes. Le climat ne permet pas à la population d´y cultiver une grande variété de fruits et légumes. Les pommes de terre, le quinoa et le riz constituent l´essentiel de l´alimentation d´une grande partie de la population vivant là-bas. Dans le sud-ouest de la Bolivie, nous nous sommes rendus sur le Salar de Uyuni (voir photos), le plus vaste désert de sel au monde. Sa superficie est de 12.000 km2 et il se trouve à 3700 mètres d´altitude. Il s´agit en réalité d´un reste d´un lac d´eau de mer asséché. Son sel est aujourd´hui exploité. Le Salar de Uyuni offre un spectacle absolument aveuglant, magnifique et unique. Recouvert d´une couche d´eau par temps pluvieux, il se transforme en véritable miroir où le ciel et le sel ne font qu´un. Au coucher du soleil, le Salar passe de couleurs bleutées à de sublimes couleurs rosées. Tout autour du Salar, on peut observer lamas, vigognes, nandus. Pour terminer notre passage par la Bolivie, nous avons longer le lac Titicaca, le plus haut lac navigable au monde, d´une superficie d´environ 8400 km carrés.

Questions :
- Situez la Bolivie, l´Altiplano, le Salar de Uyuni et le lac Titicaca sur une carte ?
- Comparez la superficie du Salar de Uyuni et du lac Titicaca avec la superficie de la Belgique.
- Etudiez les espèces animales citées dans le texte.
- Que signifie "lac Titicaca" ?

mercredi 12 décembre 2007

Déforestation

De tout temps, l´Homme a exploité la nature pour subvenir à ses besoins. Mais avec l´augmentation constante de la population sur la Terre et les besoins croissants qui en résultent, il a tendance à surexploiter les sous-sols, les mers et océans ainsi que les forêts qui l´entourent. Au cours des dix dernières années, on estime que près de dix millions d´hectares de forêts ont été détruits tous les ans, soit l´équivalent de 19 terrains de football chaque minute ! Ce sont les forêts tropicales qui sont les plus touchées par la déforestation. Elles abritent pourtant une variété incroyable d´espèces animales et végétales. Em détruisant ces forêts, l´Homme détruit donc tout un écosystème et menace la survie de plusieurs centaines de ces espèces. En Argentine, la déforestation constitue un problème grave. On y coupe d´immenses étendues de forêts pour accroître la superficie agricole du pays. En quelques années, le soja est devenu la première culture du pays (nous en avons parlé dans un billet précédent) : en 1996, le soja couvrait environ 6 millions d´hectares contre environ 16 millions aujourd´hui. Autrement dit, l´expansion de l´agriculture industrielle en Argentine se traduit par une réduction importante de la superficie forestière du pays.

Questions :
1/ Quelles sont les causes et conséquences de la déforestation ?
2/ Comment l´eviter ?
3/ Pourquoi un si grand pays comme l´Argentine pratique la déforestation ?
4/ L´agriculture en Belgique est-elle respectueuse de l´environnement ?
5/ Y a-t-il plus ou moins de forêts en Belgique aujourd´hui qu´au siècle dernier ?

Initiative belges au Sénégal

A Dakar, capitale du Sénégal, nous avons rencontré Pierre Hazette, Délégué Wallonie-Bruxelles. Celui-ci nous a notamment paré de plusieurs initiatives prises par des Belges au Sénégal. Celles de Laurent Minguet, par leur côté environnemental, ont particulièrement retenu notre attention. Ce Belge a crée le domaine maraîcher de l´Oasis de Boucotte. Dans ce domaine, on cultive sans pesticides ni traitement chimique des carottes, oignons, pommes de terre, salades, agrumes, fraises, framboises, etc. L´Oasis est la vitrine d´une agriculture biologique et emploie ar ailleurs une centaine de personnes. L. Minguet a aussi développé la culture du bois énergie en Casamance. Les acacias, teks blancs et leucenats qui y sont plantés participent à la lutte contre l´effet de serre. Ils fixent l´azote de l´air, enrichissent naturellement le sol, ne nécessitent pas d´arrosage et protègent le sol contre l´érosion pendant les fortes pluies. Pour de nombreux villageois de Casamance, le bois énergie fournit une énergie peu coûteuse et permet à nombre d´entre eux d´avoir un emploi. Autre projet mis sur pied par ce Belge hors du commun : la création d´un centre de traitement de déchets à Cabrousse. Pour encourager l´initiative, les déchets des populations locales sont traités gratuitement. Coup de chapeau donc á L. Minguet dont les initiatives conjuguent à la fois la préservation de l´environnement et le développement de l´emploi.

Questions:
1/ Situer le Sénégal et sa capitale sur une carte ? Qu´est-ce que la Casamance ?
2/ Quels sont les avantages des arbres cités dans le texte ?
3/ Qu´est-ce que l´azote ?
4/ En quoi consiste l´érosion ?
5/ Qu´est-ce qu´une oasis ?

lundi 26 novembre 2007

Chutes d´Iguazu

En Argentine, nous avons visité (sans nos vélos cette fois) le parc naturel d´Iguazu, situé au nord-est du pays, à la frontière du Brésil et du Paraguay (voir nos photos). Les chutes d´Iguazu se trouvent en milieu subtropical humide et offrent un spectacle naturel impressionnant tant la quantité d´eau y est importante. Elles sont hautes de 80 mètres et longuent de 2,5km. Il pleut régulièrement dans cette région et le taux d'humidite dans l'air est tres important. L'eau etant abondante, la végétation, la faune, la vie y est luxuriante, abondante et variee. On y dénombre plus de 2000 espèces de plantes vasculaires. Cette région est aussi le milieu de vie de multiples espèces animales. Nous avons pu y observer des toucans, vautours, caïmans, coatis, papillons et autres animaux qui constituent autant d´éléments de cet écosystème bien différent de la savane sénégalaise ou du Sahara, où l´eau n'est présente qu'en tres faible quantité. Pour mieux protéger ce site exceptionnel, le parc d´Iguazu a été classé Patrimoine naturel de l´humanité par l´UNESCO.

Questions :
1/ Situer sur une carte les pays mentionnés et les chutes d´Iguazu.
2/ Qu´est-ce qu´un milieu tropical et subtropical ?
3/ Qu´est-ce qu´un écosystème ? Donnez d´autres exemples que ceux mentionnés dans le texte.
4/ Quelles sont les deux autres chutes les plus importantes au monde? Situez-les sur une carte.
5/ Qu'est-ce qu'une plante vasculaire?

Carburants

A Buenos Aires, où nous sommes restés une semaine, 90% des taxis roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié, comme le LPG en Belgique). Il en va de même pour de nombreux véhicules de particuliers. Moins cher que l´essence et le diesel, le GPL est aussi un carburant moins polluant. Quand on sait que les véhicules rejettent dans l´atmosphère beaucoup de CO2, on en conclut facilement que des solutions doivent être trouvées pour moins polluer...et ce d'autant plus que le nombre de voitures sur Terre ne cessera d'augmenter. Une alternative est la voiture électrique car celle-ci ne rejette pas de CO2. Mais elle présente les inconvénients d´être plus chère à l´achat et d´avoir une autonomie très limitée. Une autre alternative est l´hydrogène, un gaz qui, une fois utilisé dans un véhicule adapté, ne dégagerait que de la vapeur d´eau et donc aucun polluant. Le problème est qu´aujourd´hui, cette technologie n´est pas encore tout à fait au point pour être appliquée à des millions de véhicules. Il existe d´autres alternatives, comme les biocarburants. L´Argentine, grand pays agricole, est en train de développer la production d´éthanol et de biodiesel. Le pays dispose en effet d´immenses cultures de soja. Plus de la moitié des terres agricoles argentines sont cultivées en soja. On peut obtenir de ce dernier de l´huile végétale et donc du biocarburant. Pour certains, les biocarburants constituent une opportunité pour le développement économique mais aussi pour l´environnement. Pour d´autres, ils ne sont pas une bonne solution pour polluer moins. On sait par exemple que le biodiesel produit plus d´oxyde d´azote que le gazole et est par conséquent très nocif pour la santé humaine (l´oxyde d´azote provoque des cancers). La question de savoir si oui ou non les biocarburants sont meilleurs pour l´environnement suscite encore la controverse. Une autre alternative consiste à privilégier des moyens de transports moins ou non polluants lorsque cela s´avère possible. Nous prendrons bien entendu comme exemple le vélo...

Questions :
1) Les biocarburants polluent-ils moins, plus ou tout simplement differemment que l'essence ou le diesel?
2) La Terre va compter davantage de voitures. Quelle serait la cause de cette augmentation?
3) La voiture est souvent utilisee alors que d'autres moyens de transport pourraient etre utilises (par exemple pour aller a l ecole). Quels en sont les raisons selon vous?

mercredi 17 octobre 2007

Désertification

Nous avons roulé pendant plusieurs centaines de kilomètres à travers le Sahara. Le Sahara est le plus grand désert du monde. Mais il est aussi un des plus touchés par le phénomène de la désertification. La désertification consiste en la transformation d'une région en désert. C'est un phénomène normal, provoqué par l'action des vents. Mais certaines activités peuvent augmenter l'ampleur de ce phénomène. C'est le cas par exemple de la déforestation, du pâturage trop important, de la surexploitation des sols ou encore d'une mauvaise irrigation. Certaines estimations révèlent que chaque année, 6 millions d'hectares de terres se transforment en désert à travers le monde. Dans le Sahara, le sable aurait recouvert 65 millions d'hectares de terres ces 50 dernières années.

L'eau à Nouakchott

Après plusieurs jours dans le désert du Sahara, nous sommes arrivés à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Cette ville connaît depuis toujours des problèmes d'approvisionnement en eau, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, il pleut très rarement ici. Deuxièmement, de plus en plus de personnes habitent la ville (6000 habitants en 1960 et 600.000 en 2000). Enfin, il n' a pas d'eau douce mobilisable tout de suite. Pour essayer de fournir de l'eau à chaque habitant, il faut puiser de l'eau douce dans la région d'Idini et la nappe phréatique de Trarza, à 56 kilomètres de Nouakchott. Mais il a y deux problèmes. Le premier, c'est que cela ne suffit pas pour fournir de l'eau à chaque habitant de Nouakchott. Le second problème, c'est que la nappe phréatique se renouvelle lentement. Il faut dont trouver d'autres solutions. C'est pourquoi une usine de dessalement de l'eau de mer a été construite. Mais malgré cela, jamais les besoins en eau de cette ville n'ont été entièrement satisfaits. Autrement dit, la demande en eau est et a toujours été plus importante que la production. A l'heure actuelle, un habitant de Nouakchott consomme en moyenne seulement 17 litres d'eau par jour. De plus, il n'y a pas de réseau de distribution d'eau dans toute la ville. Tout le monde ne dispose donc pas de robinets, de douches, d'éviers. C'est pourquoi il existe ici plus de 1000 charretiers qui, avec leurs ânes, apportent de l'eau aux gens qui ne sont pas reliés au réseau de distribution.

Questions :
1/ D'où vient l'eau que nous utilisons chaque jour ?
2/ Quelle est la différence entre eau douce et eau de mer ?
3/ Qu'est-ce qu'une nappe phréatique ?
4/ En quoi consiste le dessalement de l'eau de mer ?
5/ Combien de litres d'eau consomme en moyenne un Belge ? Comparez avec un habitant de Nouakchott ?
6/ Qu'est-ce qu'un réseau de distribution d'eau ?
7/ Que pouvons-nous faire pour économiser l'eau et ne pas la gaspiller ?
8/ L'eau du robinet est-elle aussi bonne pour la santé que l'eau en bouteille ?

Entre pêche et sur-pêche

Au Sahara occidental jusqu'à Nouadhibou en Mauritanie, nous avons emprunté une route qui longe l'océan atlantique. Nous avons vu beaucoup de pêcheurs qui, chaque jour, pêchent depuis la falaise ou bien partent avec leurs petits bâteaux. Mais souvent, les pêcheurs reviennent avec très peu de poissons. Cela est notamment dû à la surexploitation des ressources halieutiques. Au large de la Mauritanie par exemple, des bâteaux-usines immenses en provenance d'Asie et d'Europe centrale et orientale pêchent d'énormes quantités de poissons à l'aide de gigantesques filets dont certains mesures plusieurs kilomètres de long. Les conséquences sont terribles : d'une part ils ne laissent presque rien aux petits pêcheurs locaux, et d'autre part plusieurs espèces de poissons disparaissent peu à peu. Des espèces comme le saumon atlantique, le hareng, la morue ou le thon sont en danger parce qu'elles sont surexploitées et n'ont pas le temps de se renouveler. En Mauritanie, il existe le long de la côte le parc national du banc d'Arguin. Cette zone protégée permet à de nombreuses espèces de poissons de vivre et de se reproduire normalement. Par ailleurs, les autorités mauritaniennes ont imposé un mois sans pêche par an, afin de permettre aux poissons de se reproduire et afin donc de ne pas menacer leur existence. En conclusion, on peut dire que la pêche est comme l'agriculture et l'élevage : c'est ce qui permet de nourrir les hommes. Plutôt que de détruire ces ressources, nous devons les préserver et les pérpétuer.

Questions :
1/ Situer le Sahara occidental, la Mauritanie et le parc national du banc d'Arguin sur une carte.
2/ Que sont les ressources halieutiques ?
3/ En quoi la sur-pêche est-elle une menace pour l'environnement ?
4/ Qu'est-ce qu'un bâteau-usine ? En quoi sont-ils problématiques ?
5/ Comment choisir des produits/aliments/poissons pêchés dans le respect de l'environnement ?

samedi 29 septembre 2007

Maroc - Travail des enfants

Le sujet de ce billet ne concerne pas l'environnement mais nous tenions à partager avec vous quelques observations sur le phénomène du travail des enfants. Ici au Maroc, la plupart des enfants ont repris l'école plus ou moins en même temps que vous, en Belgique. Et pourtant, en semaine, nous avons vu et croisé de nombreux enfants (parfois très jeunes) travaillant plutôt que d'aller à l'école. Dans les villages, nombreux sont celles et ceux qui vont cueillir des fruits pour les vendre ensuite au bord de la route. Dans les villes, il est fréquent d'être abordé par des petits garçons ou des petites filles pour le cirage des chaussures, la vente de cigarettes, de mouchoirs en papier, de cd piratés, etc. Au Maroc, l'école est pourtant obligatoire jusqu'à l'âge de 14 ans. Mais dans les villages, il n'y a pas systématiquement une école (il y a plus de mosquées que d'écoles) et certains parents préfèrent parfois que leurs enfants travaillent pour rapporter un peu d'argent à la maison plutôt que d'aller à l'école pour apprendre à lire, écrire et compter et ainsi préparer son avenir. Les statistiques officielles révèlent qu'environ 500.000 enfants de moins de 15 ans travaillent au lieu d'être sur les bancs de l'école. Grâce à la loi, il semblerait que la situation s'améliore mais nous constatons que le chemin est encore long avant que chaque enfant ait le privilège d'être scolarisé.

Maroc - Environnement et économie

Le Maroc est le premier pays exportateur de phosphate. Le phosphate est utilisé pour de nombreuses choses. Il sert par exemple à fabriquer de la poudre à lessiver. Le problème, c'est que le phosphate est très polluant. Certains fabricants de lessives ont réduit la quantité de phosphate utilisée pour leur lessive, et d'autres (malheureusement plus rares) s'en sont passés et fabriquent des lessives 100% biodégradables. L'avantage de ces lessives, c'est qu'on pollue moins en les utilisant. Mais si tout le monde les utilise, qu'adviendra-t-il de l'exportation de phosphate pour le Maroc ? Le volume exporté sera sans doute moins important et l'économie du pays serait en moins bonne santé. Il convient donc de trouver un compromis entre une protection maximale de l'environnement et un développement économique permettant à un pays et sa population de vivre dans la dignité.
Questions :
1/ Que signifie le terme "biodégradable" ?
2/ Quel est l'avantage de produits biodégradables par rapport à des produits non-biodégradables ?
3/ Pouvez-vous citer des substances ou produits polluants utilisés dans notre vie quotidienne ?
4/ Que pouvons-nous faire pour polluer moins dans la maison ?

Maroc - Faune et flore

Nous avons passé notre première soirée au Maroc dans la famille de Sallah, Ce fut l'occasion de lui poser 1001 questions sur le pays. Nous avons par exemple abordé le thème de la faune et de la flore. C'est comme ça que nous avons appris qu'il n'y a pas si longtemps encore vivaient des lions dans l'Atlas marocain. Jadis capturés pour animer les arènes romaines du temps des gladiateurs, le lion de l'Atlas était une espèce endémique au Maroc. "Etait", car aujourd'hui, il n'y a plus de lions vivants dans les montagnes du Maroc. Le dernier représentant de l'espèce est mort en captivité dans les années '60 et le dernier spécimen sauvage aurait été abattu en 1922. Si l'on ne fait rien, beaucoup d'animaux risquent de disparaître au Maroc et partout dans le monde. Au Maroc, c'est le cas par exemple du léopard d'Arabie, dont les derniers spécimens d'Afrique du nord vivent dans les régions les plus reculées de l'Atlas. D'autres espèces sont aussi menacées : antilope appelée adolax, tortues, cerf de Barbarie, aigle ibérique, etc. Certains scientifiques estiment que 2 à 3 espèces disparaîssent actuellement toutes les heures ! C'est la biodiversité de l'ensemble de la planète qui est menacée. C'est pourquoi il est urgent de protéger la faune et la flore. Pour cela, différents moyens peuvent être mis en œuvre : faire des lois pour interdire ou règlementer la chasse ou la pêche de certains animaux ; créer des zones protégées comme les parcs nationaux, les réserves naturelles ou les parcs naturels (vous vous souvenez du Parc naturel de Cazorla en Espagne ?); réintroduire des espèces dans des endroits où il n'y en a plus ou pas assez, etc.
Questions :
1/ Qu'est-ce qu'une espèce endémique ?
2/ Pourquoi des espèces de plantes et d'animaux disparaissent ? Quelles peuvent-être les causes ?
3/ Qu'appelle-t-on la biodiversité ? Pourquoi faut-il la préserver ?

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